janvier 15, 2026
Groupes de soutien pour alcooliques anonymes

Groupes de soutien pour alcooliques anonymes : Une seconde chance

Lorsque mon père a finalement admis qu’il avait besoin d’aide, il était déjà tombé dans un gouffre que je ne pensais pas possible de remonter. La maison était devenue un champ de bataille silencieux, où les regards évitaient les vérités inconfortables. Mais ce jour-là, il a levé les yeux vers moi, et avec une voix tremblante, il a dit : « Je veux essayer. »

Nous avons commencé à chercher ensemble des solutions. Il n’était pas question de guérir seul, ni pour lui, ni pour nous. C’est ainsi que nous avons découvert les groupes de soutien des Alcooliques Anonymes, un espace que je voyais d’abord comme une formalité, mais qui s’est avéré être une véritable bouée de sauvetage.

Les premiers pas dans un groupe

Je me souviens de son premier jour de réunion. Nous étions tous deux nerveux. Il ne savait pas quoi dire, et moi, je ne savais pas quoi attendre. En entrant dans la salle, il a été accueilli par un sourire, un simple geste qui semblait lui enlever un poids immense. Pendant cette première rencontre, il n’a pas dit un mot. Il a juste écouté. Et moi, j’ai vu quelque chose changer dans son regard. Il n’était plus seul.

Les histoires qu’il a entendues ce jour-là étaient un miroir de sa propre expérience. C’était comme si, pour la première fois, il se voyait à travers les mots d’autres personnes. Cette reconnaissance mutuelle a brisé l’isolement qu’il portait depuis des années. À la fin de la réunion, il m’a dit : « Je crois que j’ai trouvé un endroit où je peux être compris. »

Un chemin de reconstruction

Au fil des semaines, les réunions sont devenues un rituel. Chaque fois qu’il revenait, il était un peu plus confiant, un peu plus léger. Les groupes de soutien ne lui offraient pas de solutions miracles, mais un espace sûr où il pouvait être vulnérable sans craindre d’être jugé. Il m’a souvent parlé des amitiés qu’il y avait nouées, des personnes qui partageaient ses luttes et ses victoires.

Je me souviens particulièrement d’un soir où il est rentré avec un sourire que je n’avais pas vu depuis des années. Il avait raconté son histoire pour la première fois. « C’était effrayant, mais libérateur, » m’a-t-il confié. Pour lui, mettre des mots sur son parcours, c’était comme reprendre le contrôle de sa vie.

Un impact au-delà du groupe

Les changements que nous avons observés n’étaient pas seulement en lui, mais dans toute notre famille. La tension qui pesait sur la maison a commencé à se dissiper. Les discussions, autrefois pleines de sous-entendus et de non-dits, sont devenues plus ouvertes. Il y avait encore des défis, bien sûr, mais il y avait aussi une lueur d’espoir.

Aujourd’hui, mon père est sobre depuis cinq ans. Les groupes de soutien des Alcooliques Anonymes ont joué un rôle clé dans cette transformation. Ils lui ont offert non seulement une structure, mais une communauté, un sentiment d’appartenance qu’il pensait avoir perdu.

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