janvier 15, 2026
Co-dépendance et alcoolisme

Co-dépendance et alcoolisme : Une lutte silencieuse

Lorsque l’on vit avec une personne alcoolique, il est facile de se perdre dans le tourbillon des responsabilités et des émotions. C’est ce qu’on appelle la co-dépendance, un phénomène souvent invisibilisé mais omniprésent dans les familles touchées par l’alcoolisme.

Je n’ai compris que bien plus tard que j’étais moi-même co-dépendante de mon conjoint, Hugo. Ce processus insidieux s’était installé lentement, au fur et à mesure que je tentais de combler ses absences et de minimiser les conséquences de son comportement sur notre vie de famille.

Identifier les signes de la co-dépendance

La co-dépendance se manifeste par un besoin excessif de contrôler ou de prendre soin de l’autre, souvent au détriment de soi-même. Pour ma part, je passais mes journées à prévoir des stratégies pour éviter les « crises » de Hugo, oubliant mes propres besoins et émotions.

Voici quelques signes que j’ai identifiés :

  • Un sentiment constant de culpabilité, comme si je étais responsable de son comportement.
  • Une incapacité à dire non, même lorsque je me sentais épuisée.
  • Une priorité donnée à ses besoins plutôt qu’aux miens ou à ceux de mes enfants.

Prendre conscience de cette dynamique a été une étape essentielle vers la reconquête de ma liberté émotionnelle.

Sortir de la spirale

Se libérer de la co-dépendance ne signifie pas abandonner l’autre, mais apprendre à être présent sans s’oublier soi-même. Pour moi, cela a commencé par de petits pas :

  • Exprimer mes émotions : J’ai commencé à partager mes sentiments avec des proches de confiance et à écrire dans un journal.
  • Poser des limites : J’ai appris à dire non et à préserver du temps pour mes passions et mon bien-être.
  • Demander de l’aide : Une thérapie m’a permis de prendre du recul sur mes comportements et de redéfinir mes priorités.

Ces démarches ont été longues et parfois douloureuses, mais elles m’ont permis de reprendre le contrôle de ma vie sans nier mon amour pour Hugo.

La co-dépendance : un frein au changement

Ironiquement, en assumant le rôle de « sauveur », je réduisais involontairement les chances de Hugo de se confronter à ses propres responsabilités. Ce n’est qu’en me retirant progressivement de cette position que j’ai vu une lueur de prise de conscience chez lui. Cela ne signifie pas que tout est résolu, mais le chemin est tracé.


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