janvier 15, 2026
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Mari alcoolique : comment faire face et se préserver

Quand j’ai épousé Antoine, je savais qu’il aimait les soirées entre amis, qu’un bon verre de vin faisait partie de ses plaisirs. Mais au fil des années, ce qui était un simple accompagnement est devenu un besoin. Les bouteilles s’accumulaient, et moi, je comptais les verres au lieu de profiter de nos moments ensemble. Vivre avec un mari alcoolique, c’est une bataille silencieuse où l’on oscille entre espoir et désillusion.

Les premiers signes qui inquiètent

Tout commence souvent par des excuses. « Je bois juste pour me détendre. » « Tout le monde boit, je ne vois pas le problème. » Mais ce que j’ai appris, c’est que l’alcoolisme ne se mesure pas seulement à la quantité ingérée, mais aussi à son impact sur la vie quotidienne. Antoine rentrait de plus en plus tard, évitait les discussions sérieuses, et nos week-ends se résumaient à gérer ses excès plutôt qu’à partager des moments de complicité.

Il y avait aussi ces matins où il semblait absent, l’esprit ailleurs. Son regard fuyant, sa patience qui s’effritait, et ce besoin constant de trouver une occasion de boire. C’est là que j’ai compris qu’il ne contrôlait plus rien, même si, lui, s’obstinait à penser le contraire.

L’impact sur la relation et la famille

Un mari alcoolique, ce n’est pas seulement un problème d’addiction, c’est aussi une onde de choc qui se propage dans tout le foyer. Chaque discussion devient une épreuve. L’alcool remplace les conversations sincères et nourrit la distance entre les partenaires. Petit à petit, l’amour cède la place à l’amertume. Je me suis retrouvée à éviter certaines discussions par peur des réactions, à m’interroger sur ce que j’avais fait de mal, alors que la vérité était ailleurs.

Et puis, il y a les enfants. Comment leur expliquer pourquoi leur père n’est pas toujours là, même quand il est physiquement présent ? Comment les protéger sans les enfermer dans le silence ? La culpabilité grandit, et avec elle, ce sentiment d’impuissance.

J’ai longtemps cru que je pouvais l’aider seule, que ma patience et mon amour suffiraient. Mais j’ai compris que si je voulais l’aider, je devais aussi me protéger. C’est ce que raconte aussi ce témoignage poignant, qui reflète tant mon histoire.

Trouver des solutions et prendre du recul

La première chose que j’ai apprise, c’est que l’on ne peut pas forcer quelqu’un à changer. Il faut qu’il le veuille lui-même. Mais cela ne signifie pas que nous, en tant que proches, devons tout subir en silence. Il existe des solutions :

  • Se faire accompagner : Un thérapeute ou un groupe de soutien permet de mieux comprendre la situation et d’éviter l’isolement.
  • Fixer des limites : Dire non aux comportements destructeurs, ne pas couvrir ses erreurs, et protéger son propre bien-être.
  • Ne pas oublier de vivre : L’alcoolisme de notre conjoint ne doit pas définir notre vie. Il faut continuer à avancer, à prendre soin de soi, à cultiver ses passions.

Je me suis beaucoup renseignée auprès d’organismes comme Alcool Info Service, qui offrent des conseils adaptés et un accompagnement pour les familles.

Et après ?

Chaque histoire est différente. Certains hommes finissent par accepter de se faire aider, d’autres non. Dans mon cas, Antoine a mis du temps avant de reconnaître son problème. Ce ne fut pas un chemin linéaire, il y a eu des rechutes, des moments où j’ai cru tout abandonner. Mais aujourd’hui, il est suivi et nous avançons pas à pas.

Si vous vivez avec un mari alcoolique, sachez que vous n’êtes pas seule. Vous avez le droit de demander de l’aide, de poser des limites, et surtout, de penser à vous. L’amour ne doit jamais être un sacrifice permanent.

 

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